Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 20:09

Je ne sais pas pourquoi je vis, en fait je n'aime pas l'ennui,

des images violentes viennent frapper à la porte de ma conscience,

d'anciennes histoires racontées par des marins perdus,

des chevaliers, des princesses et des pendus,

mais la vie reprend son cours lent et rapide à la fois, jusqu'à la prochaine vision,

brisant les chemins de la monotone raison

 

je pense toujours dans l immediat / car la minute perdue est irremediable...

 

dans le silence, on peut faire briller les mots
mais qui peut voir les mots briller?
peut etre que l on peut attendre longtemps la lumiere dans le noir,
comment va-t-on sortir de ces ténèbres?
Decouvrir le chemin lumineux est l'objet de toute la vie
Est l'objet d'une décision inconsciente.
Il faut comprendre pourquoi les poètes (les rappers) utilise les formes qu'ils utilisent,
pourquoi un message a nécéssairement cette forme chez eux
Le message a besoin d'une forme authentique pour que le sens de ce message,
ce qui le rend authentique et promesse de bonheur puisse briller, dans la compréhension
comme dans les sens. Peut-on appeller cette illumination de la vie un effet de sens?
Je pense qu on ne peut pas nier que c 'est un morceau politique. Mais la politique n'est t elle pas devenu une chose bien étrange pour qu'il faille travailler ainsi politiquement? L'art serait la plus haute force de résistance, insufflant une croyance dans les masses, en une forme de vie heureuse.  Ce morceau semble dire que le bonheur est possible, qu'il passe par la résistance, mais résistance à quoi? Se diriger vers un pouvoir secret, comme semble le faire Rockin Squat en ce moment, semble une illusion. Il faudrait plutôt se diriger vers une analyse du pouvoir comme invisible, ou indicible. Un pouvoir trop évident pour être compris, n'appartenant à personne en particulier.
sur Castaneda, cf Wikipedia
Meme si les livres de Castaneda sont inventés, que Don Juan et tous ceux qu il presente
à Castaneda sont des personnages de fiction, que Castaneda est un romancier et non un
ethnologue, resterait la vérité des conseils de conduite de vie qu'il aurait invente: Effacer
sa propre histoire, Perdre sa propre importance, La mort est un conseiller, Assumer une
totale responsabilité, Devenir chasseur, Etre inacessible...Par des mots, Castaneda dessine
une façon originale de conduire sa vie. Est-elle pratiquable, voilà la question.
Mais il est facile de confondre la lumière du haschich avec la vrai lumière, ce qu'il ne faut pas faire, car tout le monde ne peut pas en fumer. Mais le haschich nous fait y croire.
Par tarahumara68
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 19:37

 

L'endroit ou je vis
ou je vis sans presque d'amis, ou je transforme le bruit d'une trop longue vie,
d'une vie sans surprises, ou triomphe la loi du Kapital,
dans l'or du silence.
Que mes paroles soient amis de tous les réprouvés, de ceux qui sont loin de leur pays,
pays introuvables des reves, de l'espoir humilié à coup de zero bien frappés sur des cheques,
des bandes magnétiques de cartes bleues.
J'emtame mon combat desespéré contre les habitudes des hommes menés par l'argent,
contre les dures regles de la vie en société, contre la mort de l'amour et de l'espoir,
contre la loi de l'argent.
Je suis mandaté par des gens qui sont morts il y a longtemps déjà, et tu es là,
magnifique et tendre comme une image asiatique, ma bien-aimée, trop loin depuis trop longtemps déjà.
Penses! me murmure les phantomes de ceux qui sont morts sans avoir connu la révolte,
et qui pour cela ne peuvent trouver le repos dans la télévision du paradis...
Marseille, je me souviens...son plus grand poète, devant lequel Pagnol rentre dans son poulailler,
terrifié par la déferlante noire de la véritable magie
"car nous avons plus d'un enemi, mon fils, nous les capitalistes!"
Oui Marcel, tu es bien vite rentré dans ta niche,
avec le chateau de ton pere, et les secrets de ta mere,
et les petits-bourgeois qui ont fait ta fortune.
Mais aujourd'hui qu'il n'ya plus de petits-bourgeois, tu survis,
tandis que le seul grand poète marseillais est partout maudit,
sur Youtube par exemple ou on a choisi,
le morceau de son oeuvre ou il risque d'etre le plus mal compris
"La ou ca sent la merde, ça sent l'être", qui donc sans préparation peut comprendre ce cri,
issu du fond de l'homme cosmique, décoché comme une flèche contre la bourgeoisie?
Ou en cette epoque il n'y a plus de petits bourgeois, tous exténués par le travail,
contre lequel je rime, maille après maille, le tissu d'une révolte éternelle,
toi Marcel, tu aides encore les imbéciles à trouver le sommeil!
Mais le destin de l'homme est plus profond qu'une querelle poétique marseillaise...
Comment ne pas perdre son temps, dans cette cage abstraite,
comment accoucher de ce qui dans nos esprits est encore à naitre?
Il faudrait aller contre le cours du monde, ecrire les mots vitaux,
les cris qui reveilleraient nos amis humains-animaux,
malgré l'ordinateur central qui monopolise l'attention, bâtir chaque jour les germes de la rebellion,
exploiter les failles de la programmation des vies, du nouveau dieu Biopouvoir,
creuser comme un vers le plancher de la rationalité,
expulser de nos vies tout ce qui est conpromis,
mou, pas à même de graver dans le coeur des millénaires,
les phrases d'or qui feront d'une autre façon tourner la Terre.
Une tension mentale, reste de café, me fait écrire.
Les anges m'escorteront-ils dans cette tâche difficile?
Convertir l'impuissance en création, création de rythme, de syntaxe,
tel Artaud je voudrais appeller ceux qui ne sont pas encore nés,
par delà la dictature de la société de consommation, il faudrait qu'un signe passe,
qu'un horizon se dessine.
J'étais donc à Marseille et je m'y perdais
pourquoi ne pas, comme Michaux à Onfleur, peupler Marseille de chameaux?
Les habitants de cette contrée sont bourrus,
s'interesse au football comme autrefois à Dieu le père,
même l'opposition vote pour l'agrandissement du stade, toutes tendances confondues,
pour ne pas subir le courrou populaire. Dans le stade ça fume des joints, et l'on croquerait bien un petit parisien,
on jette des boulons aux supporters d'en face, on mange des glaces,
autour du ballon tout le monde se réconcilie, toute la ville résonne des cris du peuple les soirs de match.
Par tarahumara68
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 11:46

 

  Pickpocket de Robert Bresson, y a tout le film sur Youtube,j'ai mis la partie 2 car elle ne s affiche pas dans les suggestions de Youtube  
si je n'ai pas d'inspiration, j'ai le drapeau de la nation
des opprimés pour dans ma tête encore un jour en rimes brûler
y a t il des oreilles pour la poésie,
combien le monde serait beau si l'imagination venait un jour au pouvoir
mais ce sont toujours les vieux maîtres qui gouvernent
les masses hypnotisées, sans liens au passé
les jours s'avancent comme autant de couperets de nos espoirs
les enfants rient encore, comme je les envie
j'ai habité une idée de l'histoire, un grand soulèvement de lascards,
mais sans l'embrasement des foules la vie est triste
seule survit dans les rimes de la poesie,
l'idée de la révolution toujours neuve, par delà la violence de l'ordre établi
si sûr de lui, comme un costard bien lustré
si sûr de la soumission de la bonne qui le repasse
repasse et repasse, comme les jours qui passent comme des condamnés bien dociles
y a plus d'espoir pour eux, que faire quand il n'y a plus l'ivresse sans cesse?
les lunes noires du néant guident mes pas,
vers je ne sais quoi
il faudrait ecrire des milliers de pages pour sortir de ce labyrinthe d'abandon,
et chaque vers est le dernier
chaque vers est un pas sur une plage sous une pression énorme,
à laquelle je succombe chaque fois que je m'arrête d'écrire
ecrire, c'est comme marcher au sommet de l'Everest
les amis font beaucoup, ils sont les gouttes de rosee qui abreuve la plante-espoir,
et toi, ma douce amie, tu es le soleil du matin sur mes feuilles de platane,
je m abreuve de lumiere et produit la chlorophylle-poeme,
espèrant agrandir mon cerveau à la taille du cosmos,
qu habite l'animal humanité
point besoin n est de fusees intergalactiques pour devenir a la taille de l univers,
le moindre jeu dans le langage suffit à faire passer comme un message,
un souffle de feu dans les esprits embrumés, une lumière dans le noir,
la flamme tremblotante d'une révolution toujours à venir,
d'un peuple à constituer, d'une fraternité à inventer
la drogue de l'espoir inspire ces quelques reves, je veux dire ces quelques vers
le chemin est long, le chemin est dur,
et la loi de la gravité mon cher Newton est comme un mur,
comme un mur du son que franchissants les poetes et les revolutionnaires jettent leur cri,
a la recherche d'oreilles amies
a la recherche d'intelligences en armes, pour infiltrer les nouveaux mondes qu'il y a en lui,
dans le peuple qui manque, malgré les médias enemis
j ai traversé le désert du silence et nous voilà réunis dans le paradis des mots,
chère et douce amie que j'ai perdu au loin,
j'ai traversé le désert du silence et déjà un peuple de rats-techniciens,
ingénieux et rusés, préparent des feux d'artifices comme on n'en vit qu'aux temps des pyramides ou de la grande Atlantide,
feu d artifice de l'humain enfin réconcilié avec le cosmos,
comme les milliers de divinités indiennes, comme une hydre aux infinies têtes,
les hommes s'élançeront sur les chemins des nébuleuses,
traçant des chemins qui ne mènent nulle part qu'à l'infini,
réorganisant le dessin de la voie lactée, conquérant le monde dont Castaneda fit milles signes dans ses oeuvres qui reconcilient le documentaire et la fiction. 
Par tarahumara68
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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 10:49

 

on peut aussi regarder Quatres Nuits d'Un Rêveur, aussi de Robert Bresson, il suffit de taper
qnd'ur (c'est un peu cryptique) dans Youtube pour avoir la liste des differentes parties du film
il avancait dans la ville devastée, parmi les yeux fatigués
ne sachant comment tromper l'ennui d'une trop longue vie
dinant d un hamburger tandis que dans les rues il n y a plus un cri
buvant du thé à la menthe dans les moqueries des noceurs
le réseau internet lui avait ouvert des horizons puis les avaient refermés
toujours l'argent jouait mieux que lui
a ce jeu de la vie truquée, a ce jeu de hasard
que les hommes exténués laissaient pousser dans leurs tetes hagards
pourquoi prendre la plume pour sauver la liberté et la beauté
ce sont les armes qu'il faudrait prendre
pourtant dans quoi est ce que chaque revolte solitaire
trouvera ce qui l'abreuve et la nourrit, si ce n'est dans la poésie?
il avancait seul, dans la ville devastée, chaque pas guidé vers une idée
une idée de l'histoire, la Commune ou Mai 68,
depuis longtemps oubliée, dans un coin de l'histoire, dans un coin de la tête
mais dont il ne pouvait se résoudre à penser, qu'il était le seul à la vivre,
à être le seul plutôt, dans laquelle elle survive
la révolution, la folle aspiration au bonheur, la révolte désespérée contre l'absurde organisation de la société,
renaît comme un phénix, toutes les quarantes années
je voudrais que mes paroles soient gravées dans le marbre des coeurs des peuples,
qu'ils se soulèvent dans leur force insurmontable par les dictateurs,
dictateurs même dans les démocraties, patronat et compagnie
tenant dans les mains la carotte-argent et le bâton-police
car si nous avons la liberté d'expression, il est évident à tout le monde que l'argent pourtant dirige le monde,
et que les solitaires dans leur révolte, attendent noyés,
par le déferlement des images et des sons de conformisme saturés,
la révolte des peuples à la grandeur desquelles, seuls, les aspirations de leurs coeurs peut se mesurer,
j'avancerai donc exténué, dans les villes dévastées,
jusqu'à la révolte du peuple opprimé,
jusqu'à la prochaine révolution,
durant quarante années?
P-5.jpg
mais notre destin est cosmique,
et même si je devais attendre deux milles années, la chute du capitalisme,
je sais que les dieux guident le poète dans sa révolté armé,
juste de son dire, et de sa poésie,
qui parle aux coeurs des amoureux endormis
Par tarahumara68
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 18:43

 

 

un compositeur de musique électronique à retenir, Domitri Povitch, le son de ce film fait penser à la musique des étoiles

Par tarahumara68
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  • : a la recherche de la revolution perdue "Les deux questionneurs restèrent tout ebahis de ce que leur contait Sancho; et, bien qu ils connussent déjà la folie de Don Quichote et l étrange nature de cette folie, leur étonnement redoublait toutes les fois qu ils en apprenaient des nouvelles." p 248, chapitre 26 tome I GF 1969
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